Tendances de notre temps


Brèves
Réouverture des Catacombes
samedi 19 décembre

Depuis le 22 décembre 2009, les visiteurs peuvent à nouveau parcourir le site des Catacombes étendu sur un parcours de deux kilomètres. Véritable labyrinthe au coeur du Paris souterrain, les Catacombes rassemblent les restes d’environ six millions de Parisiens, transférés entre la fin du XVllle siècle et le milieu du XIXe siècle, au fur et à mesure de la fermeture des cimetières pour raison d’insalubrité.
Le long d’un enchevêtrement de galeries obscures et de couloirs étroits, le visiteur découvre une mise en scène de la mort avec les ossements disposés en un décor romantico-macabre. Piliers de soutènement, cloche de fontis ou encore bain de pieds des carriers évoquent l’origine des lieux, les carrières de calcaire.

CATACOMBES DE PARIS
- 1, avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy 75014 Paris.
- Téléphone 01 43 22 47 63. Entrée de l’ossuaire © DAC/ Christophe Fouin
 
Sur le Web
Crapoussin, littérature jeunesse
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Méliès
La vie au temps des Sélénites
samedi 23 août 2008
par Laurence Mamy
popularité : 3%

Invention révolutionnaire Georges Méliès attribue à la lanterne magique inventée par les Frères Lumière des qualités athlétiques : « Le cinéma m’a servi de sport. Et quel sport ! Je lui attribue même ma souplesse et ma vivacité » dit-il. La carrière d’artiste de Georges Méliès commence au lycée Louis le Grand où il dessine sans relâche pendant les cours, malgré les nombreuses punitions de ses professeurs. En 1882, il veut entrer aux Beaux Arts et devenir artiste peintre, mais son père refuse : « avec un métier pareil, on ne peut que mourir de faim. » Il entre à regret dans l’entreprise paternelle et s’exerce en parallèle sous le pseudonyme de Géo Smile au métier de caricaturiste. En 1888, Méliès a 27 ans et réalise son rêve. Il loue, grâce à l’argent que vient de lui donner son père, le théâtre Robert-Houdin le maitre de l’escamotage dont il collectionne les automates. Il peut enfin monter des spectacles de magie. Mais une autre passion vient bientôt s’ajouter à celle-ci. En 1896, après avoir assisté à la première représentation publique du premier film des frères Lumière, il achète une caméra et commence à « fabriquer » de petits films mystérieux et troublant ou il mêle cinématographe et prestidigitation : « La Source enchantée », « Le Rêve de Coppélius », « Les Phénomènes du spiritisme » etc. Des tableaux animés, surréalistes avant la lettre, aux titres révélateurs et poétiques. Il en produira plus de six cents et sera le premier créateur d’effets spéciaux.

Le sommeil des savants

Il multiplie les talents, c’est un formidable touche à tout qui s’essaye à tous les métiers du cinéma : Réalisateur, comédien, scénariste, décorateur, truqueur, opérateur, producteur et distributeur. Ces films sont un mélange d’esthétique et de drôlerie qui donne un charme tout particulier à ce qui n’est encore que du théâtre filmé. Les décors magnifiques foisonnent d’objets indispensables à la compréhension de l’histoire.

En 1902, il réalise « Le voyage sur la Lune » : « Cette pièce n’est certes pas ma meilleure… elle a laissé un énorme souvenir, étant le premier du genre. Bref on la considère comme mon chef d’œuvre, je n’ai qu’à m’incliner ». dit-il à la fin de sa vie. Le film est une farce loufoque qui met en scène une équipe d’astronomes, sorte d’hybrides entre Tournesol et Nimbus, qui partent visiter la lune. A peine arrivée, ils s’endorment à même le sol protégé par un manteau neige. A leur réveil, ils découvrent une « Terra Incognita » où les parapluies se transforment en champignons et où les habitants de la lune, les Sélénites, éclatent en mille morceaux.
En 1897, Méliès construit le premier studio de cinéma à Montreuil. Signe de son génie, il choisit comme signe distinctif une étoile noire qui deviendra l’emblème de sa marque qu’il dépose sous le nom de Star Film. En 1911, il tourne son film le plus abouti « A la conquête du Pôle » en Pathécolor. Une revue de l’époque annonce la sortie du film « … ce chef d’œuvre de Jules Verne plaira à tous petits et grands, par ses inventions merveilleuses, ses situations inattendues, son comique de bon aloi et sa fantaisie fantastique… » Deux ans plus tard, Méliès ruiné cesse ses activité et meurt quasiment oublié en 1938. Et ce n’est que grâce à la passion et à l’acharnement d’Henri Langlois, l’un des fondateurs de la Cinémathèque, et à celle de Madeleine Malthête-Méliès la petite fille de Georges Méliès ; que des dessins, des films, des maquettes etc. ont pu être rachetés, reconstitués et restaurés. La cinémathèque sort de ses cartons une collection unique au monde d’un des maitres du cinéma, à ne pas rater.

Exposition « Georges Méliès, Magicien du Cinéma » à la Cinémathèque de Paris. Du lundi au samedi de 12h à 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h. Dimanche de 10h à 20h. Fermeture le mardi. Renseignement au 01 71 19 33 33. www.cinematheque.fr

Catalogue « L’oeuvre de Georges Méliès ». Coédité par les Editions de La Martinière et La Cinémathèque française. Auteurs Jacques MALTHETE et Laurent MANNONI. Prix de vente 49 €. 360 pages et plus de 500 documents (photographies de plateau, études, croquis…)

Coffret double DVD « Georges Méliès » (Editions StudioCanal et Fechner productions) Avec la participation exceptionnelle d’André Dussollier. 30 chefs-d’oeuvre de Georges Méliès remasterisés et tournés entre 1896 et 1912. Bonus exceptionnels et livret de 32 pages. Prix de vente 24,99 euros

 

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