Depuis le 22 décembre 2009, les visiteurs peuvent à nouveau parcourir le site des Catacombes étendu sur un parcours de deux kilomètres.
Véritable labyrinthe au coeur du Paris souterrain, les Catacombes rassemblent les restes d’environ six millions de Parisiens, transférés entre la fin du XVllle siècle et le milieu du XIXe siècle, au fur et à mesure de la fermeture des cimetières pour raison d’insalubrité.
Le long d’un enchevêtrement de galeries obscures et de couloirs étroits, le visiteur découvre une mise en scène de la mort avec les ossements disposés en un décor romantico-macabre. Piliers de soutènement, cloche de fontis ou encore bain de pieds des carriers évoquent l’origine des lieux, les carrières de calcaire.

Le magasin Caravane expose jusqu’à cet été une variété de tissu relié par le fil de l’indigo, une couleur teintée de mystère, connue des Egyptiens, mais aussi une teinture traditionnelle utilisée par de nombreux peuples :
LES HABITANTS DES PROVINCES DE JIANGSU, DE GUIZOU OU DE SICHOUANQUI s’en servent pour maginer des motifs à partir d’une technique appelée « Calico », dessins qui n’apparaissent qu’après l’application d’une pâte de haricot et une plongée dans un bain d’indigo.
LES BERBÈRES qui créent des tapis. Des pièces uniques ou chaque motif stylisé raconte la vie de la tribu auquel il appartient.
LES « MOI » une minorité Vietnamienne qui vivent sur les hauts plateaux du centre et du sud et qui colorent leurs tissus dans un bleu presque noir. Des étoffes qui après de nombreux traitements donnent à leurs vêtements l’aspect d’un cuir tanné par le temps.
Toutes ces histoires du bout du monde et d’autres plus proches de nous, comme celle de Nicole Rocca et de ses créations de papier ou celles de Corinne Muller qui peint sur de la fibre d’abaca, se mélangent pour nous raconter l’histoire d’une couleur splendide et singulière, longtemps source de polémique.