FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE

IL FAUT AVOIR UN CHAOS EN SOI POUR ACCOUCHER D’UNE ETOILE QUI DANSE (Guillaume Musso)
« Le chaos du monde a sans aucun doute influencé le choix des films qui sont présentés cette année. » affirme Bruno Barde l’enthousiaste directeur de la 42ième édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville qui aura lieu du 2 au 11 septembre prochain.Mais la question qui hante toute les têtes est celle de la sécurité. « Le dispositif sera serré assure le maire, mais il n’entravera en rien le plaisir des festivaliers. Les services de la ville, pompiers et policiers y travaillent depuis des mois. Cet événement est une énorme machine et une opportunité pour les entreprises locales que nous sélectionnons en priorité. » insiste Philippe Augier. Le festival s’adjoint les talents de nombreuses entreprises de la région. La première d’entre elle, le Groupe Barrière sans lequel il ne pourrait pas exister, une subvention de la ville, une vingtaine de sponsors (20 minutes, Astier de Villatte, France Inter, Renault, La Cinémathèque Française, Variety) et le concours essentiel du Centre International de Deauville (CID). « Mais la meilleure nouvelle est sans conteste la billetterie qui augmente d’année en année et qui marque l’intérêt du public » souligne le maire. Avec Audrey Pulvar et Frédéric Mitterrand respectivement présidente du jury de la jeune création et président du jury, c’est la culture qui est à l’honneur. « Je suis un adepte de l’élitisme pour tous et cette session, comme la précédente, présente surtout des films d’auteurs » souligne Bruno Barde. La Sélection des quatorze films en compétition dont cinq premiers films permettra de voir les différentes versions du désordre planétaire, les difficultés pour affronter le monde extérieur et les meilleurs moyens d’y parvenir : lourds secrets, rapports entre voisins, choix cornéliens …

FDFA en 500 PXDans la catégorie des Premières qui compte seize films, on pourra sourire devant la tranche de vie de « And so it goes » que nous offre Diane Keaton et Michael Douglas au prise avec une enfant de 9 ans ; courir avec Nicholas Hoult dans « Collide » bien décidé à sauver la femme de sa vie par n’importe quels moyens ; observer Helen Mirren en sauveur du monde dans « Eye in the sky » et entrevoir une lueur d’espoir dans « Free state of Jones » l’histoire en pleine guerre de sécession de la première communauté ou des noirs et des blancs ont vécu ensemble libres et égaux. Sur le podium d’infosmode, « Impérium » une histoire vraie avec Daniel Radcliffe dans le rôle d’un agent du FBI qui intègre un groupe de suprématistes blanc pour déjouer un complot. Dans a catégorie documentaire celui de Michael Moore « Where to invade next » qui propose de « piquer » aux autres pays pour le rapporter aux Etats-Unis ce qu’ils ont de mieux : les congés pays, les trente-cinq heures, les menus des enfants à la cantine etc. Une très jolie façon de se masser l’ego. Et un conte philosophique « Kubo et l’armure magique » ou quand un petit garçon voit les histoires qu’il raconte prendre corps et un maléfice s’accomplir sous ses yeux. Grâce à la magie et à deux amis, un singe et un scarabée, rencontrés en chemin il finira par comprendre l’histoire de son père.

Succès oblige, pour chaque film il faut faire la queue et pour certains d’entre eux la durée d’attente pour accéder à la salle peut être d’une heure voir plus ! La bonne solution, sélectionner sur le site du festival www.festival-deauville.com une ou plusieurs journées ce qui permet de repérer l’heure des séances. La couleur bleue indique la possibilité de rentrer dans la salle, la couleur rouge signifie que la salle est déjà pré-réservée et que malgré un pass officiel et sauf désistement de dernière minute l’accès est quasiment impossible. L’affiche du festival donne le tempo de cette année. Paulette Godard et Charlie Chaplin bras dessus bras dessous déambulent sur les célèbres planches, dos au public. Douceur secrète qui donne l’impression qu’il suffirait de se rapprocher juste un peu pour entendre ce qu’ils se disent à propos de l’avenir. Mais la conclusion reviens à Bruno Barde « Je crois que les seuls espoirs du monde sont l’art et la culture. Et les planches sont incontestablement une rampe de lancement pour le bonheur. »

Copyright de la photo de une : G.Issac
Tarifs : 35 euros par jour et 160 euros pour toute la durée du festival et 16 euros (jour) et 110 euros (pour toute la durée du festival) pour les moins de 26 ans et les demandeurs d’emplois.  Pass strictement nominatif et non cessible. Il donne accès à toutes les séances inscrites sur la grille de programmation (hors séances rouges) pendant la durée de validité du badge. Ce tarif comprend le badge et la grille de programmation. A retirer aux banques PASS du C.I.D, dès le jour de l’ouverture à 15h. CENTRE INTERNATIONAL DE DEAUVILLE 1, avenue Lucien Barrière 14801 DEAUVILLE Cedex. Téléphone +33 2 31 14 14 14 – Fax +33 2 31 14 14

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