Parc d’Efteling : Promenons-nous dans les bois

Les contes de fées sont essentiels parce qu’ils nous disent que les dragons existent et surtout parce qu’ils disent qu’on peut les battre écrit Francis Dannemark romancier et poète belge. Et c’est exactement pour cette raison qu’il faut emmener les enfants visiter le parc d’attraction d’Efteling au Pays-Bas tout près de la ville de Breda.

Pour votre séjour, vous pourrez choisir entre une maison de bois située au bord d’un étang, une maison en brique alignées le long d’un chemin où une maisons à créneau typique de l’architecture du nord rassemblées autour d’une place de village. Parfaitement fonctionnelles, ces habitations ne manquent de rien si ce n’est d’une certaine grâce ! La décoration est quasi inexistante et le coup de baguette magique d’un designer permettrait sûrement de leur donner le charme singulier que le nom d’Efteling semble suggérer. Cependant, les cuisines équipées de four, frigidaire, lave-vaisselle etc. permettent de préparer tous les repas à domicile et vous pourrez rejoindre le parc d’attractions en quelques minutes en traversant la forêt à pied.

Découpé en six univers, certaines attractions sont des cousines de celles que l’on peut voir dans presque tous les parcs d’Europe :  Montagnes russes plongeante, aquatique ou couverte, rivière sauvage et maison hantée. Plus étonnantes et pleines de charme, des balades dans des « embarcations » qui tiennent à la fois de la gondole et du carrosse promènent les spectateurs dans des décors façon boîte à musique. Embarquement pour Droomvlucht et sa forêt enchantée. Au rythme de la musique écrite par Ruud Bos, célèbre compositeur de musique de film on visite des châteaux qui flottent dans l’espace sous un ciel étoilé. On dit bonjour aux elfes qui se balancent sur des branches d’arbres et on assiste à la baignade des trolls. Au palais du roi de Symbolica on entre dans un monde magique où l’on est priés par le magicien Pardoes de découvrir sa fantaisie.

A ne pas rater, la visite du diorama. On colle son nez à la vitre et hop nous voilà devenu voyageur dans un train qui file à petite vitesse. On découvre des châteaux perchés sur des pitons rocheux, des villages cachés au creux des montagnes, des lacs, des bateaux, des fêtes foraines, des enfants qui jouent, d’incroyables ponts de bois qui enjambent des précipices et des troupeaux de vaches de quelques millimètres. Jour et nuit se succèdent, les maisons s’éclairent. « Tut tut » le temps se gâte et nous voilà au cœur d’un orage, le tonnerre gronde et les éclairs zèbrent le ciel, heureusement que notre voyage s’arrête là.

A noter pour les adolescents le micro-musée mérite lui aussi le détour. Un cabinet de curiosité géant qui rassemble tous les masques ayant servi à la création des personnages mais aussi de très nombreux objets et dessins préparatoires qui racontent l’histoire du parc depuis ses débuts en 1952.

Empereur nu et sorcière anthropophage dans le parc D’efteling

Mais l’univers le plus réussi est sans aucun doute Le Bois des Contes ou se croise lutins, champignons, dragon, sirène, roi troll, horloge magique, princesses et serviteur au long cou. Une déambulation à pied et au rythme de la forêt. L’odeur du caramel entraîne les gourmands vers une maison en pain d’épice. Hansel emprisonné derrière un soupirail par une affreuse sorcière anthropophage qui l’engraisse pour le manger appelle sa sœur : Gretel aide-moi, aide-moi. En chemin, les visiteurs aperçoivent le Petit Chaperon Rouge qui se dirige d’un pas entraînant vers la maison de sa grand-mère. Dans le bois, caché derrière un arbre, le loup attend son heure.

Au bord d’une rivière, on croise le Petit Poucet qui tente de s’échapper de la botte de l’ogre pendant qu’il dort. Attention, fais doucement, chut, pas de bruit lui conseille les enfants soucieux de l’aider à sortir de ce pétrin. Que se passe-t-il là-bas ? Les spectateurs assis devant une immense livre d’images assistent au spectacle d’un empereur qui de flatteries en flatteries finit par sortir nu de son palais. Quelques pas plus loin, on s’arrête devant la maison de Madame Holle qui secoue ses édredons par la fenêtre pour faire tomber la neige. Un conte des frères Grimm en forme d’avertissement ou les enfants sages sont récompensés et retournent chez eux couvert d’une pluie d’or et ou les paresseux rentrent à la maison, couverts de poix.

Quand les petits visiteurs croisent une vieille chèvre panier à la main partie faire le marché ils courent prévenir les petits biquets de ne pas ouvrir leur porte. Trop tard « le monstre » les a déjà avalés. Mais l’histoire se terminera bien Cela grogne, cela gronde, mon ventre tonne ! J’ai avalé sept chevreaux, n’était-ce rien qu’une illusion ? Et de lourdes grosses pierres les remplacèrent. Récit social de l’opulence et de l’égoïsme contre la misère et l’abandon même les adultes versent une larme devant les malheurs de la Petite Fille aux Allumettes une des dernières attractions du Bois des Contes particulièrement réussies.

Une vraie reine a aussi les honneurs du parc d’Efteling. Fabiola reine des Belges et écrivain à ces heures a autorisé le parc à mettre en scène une des histoires tirées de son livre Les douze contes merveilleux. La Reine des Nénuphars fut une prouesse technique réalisée en 1962 et que les spectateurs plébiscitent encore aujourd’hui.

Oliebollen la nourriture des trolls

On se promène tranquillement dans cette forêt enchantée qui mérite vraiment le détour. La nature omniprésente fait partie de l’ADN du parc d’Efteling Des familles de canards et leurs canetons traversent les allées en se dandinant et sans se presser à la grande joie des enfants qui peuvent les observer en toute tranquillité. Héritiers des géants du nord, roi du carnaval, les personnages qui occupent les lieux sont plus vrais que nature. Les enfants se précipitent autour de faux puits au-dessus desquels on peut se pencher sans aucun danger pour écouter les légendes de la forêt tous se rassemblent autour d’un arbre rassurant qui tout en secouant délicatement ses branches raconte et raconte encore.

Le public est silencieux et attentif. Petit problème « Le Grand Bois » et son copain « Le Souverain des Profondeurs » parlent uniquement dans la langue des rois du vélo et des moulins à vent. Modernité oblige il serait temps de mettre en place une simple application disponible sur smartphone et qui permettrait à tous les enfants du monde de pouvoir profiter de toutes ces belles histoires. Les spectacles souffrent du même problème et pour l’instant seul l’un d’entre eux se passe de paroles.

Autre avantage d’Efteling et bien sûr à condition de confier ses déchets au Petit Poucet chef d’une brigade de ramasseur de détritus il est tout à fait possible de pique-niquer dans le parc d’Efteling. Dans le domaine de la propreté les hollandais sont comme beaucoup d’habitants des pays du nord les champions du zéro papier par terre. Les restaurants sont nombreux mais, il faut avouer, que pour les français, la gastronomie n’est pas au rendez-vous. On peut toutefois se régaler à l’heure du goûter avec quelques spécialités du nord, les Oliebollen ou boules cuites dans de l’huile ! Roboratives et réjouissantes.  Andersen, Grimm, Perrault mais aussi des contes moins connus comme celui de ce sultan qui fait pousser des fleurs sont tous là pour murmurer à l’oreille des enfants la phrase qu’ils préfèrent : Il était une fois …. 

Les enfants jusqu’à quatre ans bénéficient de l’accès gratuit au parc. Pour toutes informations www.efteling.com.

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